« 3,5 millions de personnes atteintes du diabète en France »René Hulin

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Le diabète en France touche 3,5 millions de malades. René Hulin, Président de l’Association française des diabétiques (AFD) 13 Marseille PACA répond à nos questions

 

Le CISS, Collectif Inter associatif sur la Santé, a élaboré un document très détaillé pour guider les personnes dans leurs parcours de soins : « Usager connaissez et faites valoir vos droits ». Dans ce document il est précisé que : « la loi distingue deux grandes catégories de droits, ceux de la « personne » et ceux des « usagers » : les premiers sont les droits fondamentaux de la personne, considérés comme particulièrement importants dans un contexte de plus grande vulnérabilité liée à la maladie ; les seconds sont reconnus à la personne dans sa relation avec les professionnels de santé en tant qu’utilisateur de services, pour lui donner les moyens de prendre, en connaissance de cause, les décisions concernant sa santé ». Nous avons constaté, dans tous les établissements de santé dans lesquels nous siégeons au sein des Commissions des Relations avec les Usagers et de la Qualité de la Prise en Charge (CRUQPC), que les droits des malades étaient très bien expliqués, avec, à l’appui, des documents de qualité.

Si le patient et ses proches ont des droits, ils doivent savoir qu’ils ont aussi des devoirs et/ou obligations. Les notions de devoirs/obligations des usagers sont parfois moins claires. Les limites des attitudes, des actes possibles dans la relation à l’autre entre soignants-soignés-administratifs ne sont pas évidentes pour tout le monde. La réciprocité des droits et des devoirs revient à dire que chacun a des obligations envers l’autre car nous avons tous des obligations à l’égard de l’être humain.

Les personnes soignées doivent être conscientes que le bon déroulement des soins repose sur un respect réciproque entre soignants et soignés. La notion de respect réciproque est capitale pour conserver la dignité de chacun, tisser des relations harmonieuses qui permettrons, non seulement d’améliorer la qualité des soins mais aussi la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie chronique.
Il en est de même pour les associations des patients. Les bénévoles qui œuvrent dans ces associations sont particulièrement conscients de leur responsabilité, de leur devoir pour aider les personnes fragilisées par la maladie.

Existe-t-il un respect réciproque entre les bénévoles et les diverses personnes en contact avec eux ? Quelle est la responsabilité, le devoir de tout un chacun, vis-à-vis de ces personnes bénévoles ?

Par définition, les personnes bénévoles travaillant pour autrui n’attendent rien en contrepartie. Elles ont acquis au fil du temps, une grande maturité et des personnalités fortes et exemplaires. Mais chaque personne mérite d’être reconnue.

Il ne faut pas perdre de vue que toutes les compétences, toute l’énergie, tout l’enthousiasme mis au service des autres perdent de leur efficacité dans des situations d’hostilité ou d’indifférence et ne se développent que dans les situations de respect réciproque.

Chacun de nous porte une part de responsabilité pour l’amélioration de la qualité de vie de la personne diabétique.

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