Alphonse Mucha au musée du Luxembourg

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Né en Moravie en 1860, Alphonse Mucha arrive à Paris en 1887. Il gagne sa vie de bohème en réalisant des illustrations pour des livres et des revues. Au milieu des années 1890, il rencontre la tragédienne Sarah Bernhardt, et réalise pour elle l’affiche Gismonda. La femme, icône à la verticale, est animée de volutes florales devant un décor céramique qui l’auréole. Mucha tient sa gloire.
À Paris, les affiches s’exposent alors en couleurs, la publicité réclame et instaure cette culture visuelle qui orne la Belle Époque. Et l’Art Nouveau, le « style Mucha » rayonne bientôt dans toute l’Europe. On raffole de ces lignes en coups de fouet, des figures héroïques et des allégories de profil qui sourient, font la moue, encerclées d’arabesques dynamiques. L’exposition montre ces affiches, ainsi que les dessins et les cartons que Mucha réalise pour leur exécution.
Mais au musée du Luxembourg, on peut aussi découvrir un dessin de charnier, de corps dégringolant, contre des peintures qui traduisent l’intime espérance de l’artiste.

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