Funérailles vertes : écolo à la vie à la mort !

0
173

Lors d’un décès, deux solutions s’offrent à la famille du défunt : l’inhumation ou la crémation. Ces deux pratiques très polluantes sont néanmoins les seules autorisées par la loi française. Pourtant, des alternatives écologiques pour des funérailles écologiques existent.

Funérailles : que dit la loi ?

En matière de funérailles, la législation française est relativement stricte et n’autorise que deux options : l’inhumation du corps ou sa crémation. Ces pratiques sont encadrées par des règles précises qui ne permettent pas à la famille du défunt de disposer du corps comme il le souhaite.

L’inhumation

L’inhumation, qui est la même chose que l’enterrement, consiste à placer le corps du défunt dans une tombe, au sein d’un cimetière. Elle doit obligatoirement avoir lieu entre 24h et six jours après le décès, sauf exception (dans le cas d’un décès à l’étranger, le rapatriement du corps peut prendre plus de six jours).

Pour inhumer un corps, il faut adresser une demande d’inhumation à la mairie de la commune du cimetière choisi. C’est généralement l’entreprise de pompes funèbres qui s’occupe des différentes démarches administratives liées à l’enterrement.

En théorie, il n’est pas autorisé de procéder à une inhumation sur une propriété privée. Cependant, on peut en demander l’autorisation au préfet du département.

L’inhumation est génératrice de nombreux rejets polluants. En effet, afin de conserver le corps avant l’enterrement, des litres de produits sont injectés dans le corps. Au moment de la décomposition, ceux-ci s’infiltrent dans le sol et polluent.

La crémation

La crémation est un processus qui vise à réduire le corps en cendres en le plaçant dans un four crématoire chauffé à 850°C. Tout comme l’inhumation, elle doit être réalisée au plus tard six jours après le décès, dans une structure spécialisée appelée crématorium.

Une fois la crémation terminée, le corps est devenu un amas de cendres. Le devenir des cendres va dépendre de la décision de la famille du défunt, sauf si ce dernier a précisé sa volonté avant sa mort. Ainsi, les cendres peuvent être gardées dans un cimetière, dispersées dans la nature ou mises en urne et inhumées sur une propriété privée.

Moins polluante que l’inhumation, la crémation n’est pourtant pas très écologique. Ce processus qui dure 1h30 nécessite 27 litres d’essence, ce qui provoque d’importants rejets de CO2, ou 42m³ de gaz naturel. Les produits injectés pour la conservation du corps rejettent également des gaz polluants.

L’enterrement vert, la nouvelle tendance

Pour adopter jusqu’au bout le mode de vie écologique, beaucoup souhaitent se tourner vers « l’enterrement vert ». Il s’agit d’un enterrement classique, mais qui utilise des matériaux bio-dégradables pour réduire son empreinte écologique, même dans la mort.

Le cercueil écologique

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les cercueils classiques ne sont pas forcément respectueux de l’environnement. En effet, leur bois est souvent issu de l’exploitation intensive des forêts et subit des traitements à base de produits chimiques.

Pour vos funérailles, vous pouvez opter pour un cercueil en carton, en bambou ou encore en papier mâché. L’objectif est qu’il se dégrade naturellement au fil du temps, sans polluer les sols et l’eau.

L’urne funéraire bio

Il s’agit d’une urne entièrement biodégradable fabriquée à partir de matériaux naturels comme le sable, le sel ou le carton. La gamme des urnes funéraires écologiques est plutôt large, pour des tarifs allant de 50 à 2000€.

Quel que soit ce que vous comptez faire des cendres du défunt, l’urne funéraire biodégradable est adaptée. Vous pouvez ainsi l’enterrer ou l’immerger, et même faire pousser un arbre à partir des cendres.

Source : https://www.fournisseur-energie.com

RÉPONDRE

Merci de renseigner votre commentaire
Merci de renseigner votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.