La drague autrefois …

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Au Moyen-Age, l’homme a deux possibilités. Draguer une femme d’un rang inférieur, ou tenter de séduire une femme de rang supérieur. Pour ce qui est de la première possibilité, c’est la plus simple et la moins contraignante, il suffit de la kidnapper… Le mec arrive chez le père de la meuf qu’il convoite, il la prend sur son cheval et s’en va. Alors, c’est peut être pas toujours aussi cavalier (tu l’as?), mais on fait pas dans le chichi. En revanche, dans la littérature médiévale, lorsqu’il s’agit de convoiter une femme de rang supérieur, c’est un autre délire qu’on appelle l’amour courtois et ça demande des heures et des heures et des heures de travail. C’est pour les vrais forceurs.

Et la séduction est codifiée par des règles bien précises qui placent le mec dans des situations peu faciles. Il doit jouer le rôle de l’amoureux véritablement bouleversé par l’amour, il ne mange plus, ne dort plus, il passe son temps à penser à sa douce de manière secrète. Personne ne doit le savoir. D’autant que la femme est le plus souvent l’épouse d’une autre. N’oublions pas que l’amour n’est pas important pour le mariage qui caractérise plus une alliance économique et politique qu’une preuve d’amour. En réalité, tout n’est pas aussi compliqué que l’amour courtois, mais les hommes doivent quand même prouver leur amour et pour ça, il n’y a rien de tel que passer une fois, deux fois, trois fois, dix fois, 150 fois dans la rue de sa belle dans le but de se faire remarquer.

Autre technique de drague, la sérénade aux balcons es utilisée aux derniers siècles du Moyen-Age et à la Renaissance ensuite, on laisse la place à l’art de la galanterie.

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