La sexualité collective fait recette en été

0
37
@sophiesainrapt

La France est-elle vraiment la patrie du libertinage ? Les bases de comparaison internationale étant rares, voire inexistantes, le leader français des sites de rencontres libertines, Netechangisme, a commandé à l’IFOP une grande enquête sur la pratique des différentes formes de sexualités collectives en Europe.

Réalisée dans les principaux pays européens auprès d’un échantillon de plus de 5 000 personnes, cette enquête fournit ainsi les premières données fiables sur des pratiques encore peu étudiées comme l’échangisme, le triolisme ou le mélangisme. Permettant de dresser une carte des différents types de sexualité de groupe en Europe, ces résultats tordent le cou à certaines idées reçues sur le caractère particulièrement « libertin » des Français sans pour autant démentir leur goût de plus en plus prononcé pour les jeux sexuels à plusieurs…

Echangisme, triolisme et autres mélangismes sont autant de formes d’affranchissement des codes traditionnels de la sexualité qui restent minoritaires en Europe : la majorité des Européens conservant une vision assez normative de la sexualité fondée sur le principe d’exclusivité sexuelle entre partenaires. Cependant, cette étude atteste du fait qu’une proportion croissante de la population ne limite plus sa sexualité à un cadre conjugal classique. En effet, si l’introduction d’un ou plusieurs partenaires dans la vie sexuelle d’un couple constitue toujours une prise de risques, elle apparaît aussi comme une forme de comportement extra-conjugal codifié dans lequel chacun est associé aux jeux sexuels de l’autre.

Histoire de l’échangiste

De même que sont employés indifféremment les termes de « club échangiste » ou « club libertin », dans un usage courant l’« échangisme » se confond avec une « sexualité de groupe » n’impliquant plus uniquement des couples. Dans cette acception large, il ne s’agit donc pas de deux couples qui échangent leurs partenaires le temps d’un rapport sexuel mais plus généralement d’un ensemble de personnes, hommes et/ou femmes, qui ont des relations sexuelles les unes avec les autres. Dans bien des cas, l’échangisme ne se limite pas à un « troc » mais fait intervenir a minima trois individus, y compris dans des relations bisexuelles. L’équipe de Daniel Welzer-Lang en réalisant son enquête a rapidement déterminé que « le terme “échangisme” est un terme générique, voire, en regard avec le nombre d’hommes seuls qui composent la population échangiste, un “leurre”, désignant des pratiques multiples. L’échangisme, ou tout autre terme utilisé de manière analogique (“non-conformisme”, “pratiques libertines”, “libertinage”) va des frontières (et parfois au-delà) du travail sexuel aux rêves dits conjugaux d’une sexualité “autre”. »

Trois femmes, un homme, Paul Avril, 1906

.

À la suite de ces travaux, le mot « échangiste » est enfin mis en question pour s’intégrer à une « communauté de préférence sexuelle » mais cette préférence est si large dans ses acceptions que le seul terme qui paraît convenir est celui de « multisexualité ». Dans ce champ particulier, le mot mélangisme arrive au même moment pour désigner les couples qui évoluent essentiellement vers une recherche de dépassement des tabous dans l’objectif d’un plaisir partagé : par la découverte de nouveaux corps, par la vue de son partenaire sous un « autre angle », et par le jeu de séduction qui va lentement se cristalliser non plus entre deux personnes mais entre quatre. Dans ce cas précis, on peut parler d’hédonisme plus que d‘échangisme. La réception du terme de mélangisme va rapidement se limiter à la simple conception technique d’un échange sans pénétration hors couple.

LES CHAMPIONS EUROPÉENS DE L’ÉCHANGISME ? LES BELGES.

Près d’un sur dix (9%) a déjà fréquenté un lieu échangiste (contre 6% en moyenne dans les autres pays) et 7% d’entre eux ont déjà pratiqué l’échange de partenaires entre couples (contre 4 à 6% dans les autres pays étudiés). De loin les plus nombreux à avoir fait l’amour en présence d’autres personnes (17%, contre 10 à 13% dans les autres pays), les Belges partagent aussi avec les Britanniques la première place du podium pour ce qui est de la pratique de l’orgie (12%), c’est-à-dire la forme la plus extrême de sexualité de groupe.


hône-Alpes

– L’Eden Patio à Saint-André-de-Cruzière (Ardèche)
Cet hôtel-club, situé dans le sud de l’Ardèche, est un petit paradis pour les adeptes du libertinage. Martine et Franck, les deux propriétaires, vous accueillent chaleureusement dans une ambiance conviviale. Lors de votre passage, le temps d’une journée, d’un week end ou la semaine, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer : piscine, sauna, bain à remous, discothèque, billard… Les chambres sont confortables et agréablement aménagées. Il faut compter 170 euros la journée pour un couple, comprenant les deux repas, l’accès à toutes les installations et la soirée au club. La soirée club et le repas sont à 85 euros

Languedoc Roussillon

– Terre de Soleil à Pinet (Hérault)
Situé dans le domaine de Saint-Jean-des-Sources, à 30 minutes de la mer, ce camping naturiste de 20 hectares propose un cadre bucolique, propice à la détente. Dans un mobil-home (84 euros la nuitée) ou dans un cabanon (50 euros), voire dans une tente, c’est l’endroit idéal pour passer ses vacances quand on a l’esprit large. Côté animations, un grand nombre d’activités sont proposées : volley, pétanque, gym aquatique, promenades en VTT, soirées grillades… En journée, vous avez accès au fameux petit bois de l’Extasia. En soirée c’est encore plus chaud : l’entrée du club libertin est offerte (sauf samedi et soirées spéciales). Toutefois, les comportements déplacés sont proscrits dans les espaces communs, notamment au bord de la grande piscine.

– Le Kalyptus à Montpellier (Hérault)
Bienvenue dans « le temple des saunas clubs de France». L’établissement de 900 mètres carré comprend un espace balnéo (sauna huit personnes, hammam vingt personnes, bain à bulles vingt-cinq personnes). Il est réputé pour son « fameux » Inka pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes, soit le plus grand de France. L’ambiance est plutôt récréative et il y en a pour les tous les fantasmes : un labyrinthe à peine éclairé, des salons thématiques, une salle de cinéma. Sans oublier, le Kaveau, un donjon sur deux niveaux, qu’il est possible de réserver pour des soirées privées entre adeptes. Le jeudi, la soirée « new tendance » accueille gay et lesbiennes. Côté prix, il faut compter 55 euros par couple pour la soirée du samedi soir.

– Le Glamour au Cap d’Agde (Hérault)
C’est l’endroit phare de la capitale mondiale du libertinage. Plus de 2.000 mètres carré dédiés à la fête et à la luxure. L’après-midi, la terrasse du bar lounge et le bain bouillonnant sont très appréciés.  Dans la discothèque, cages et barres d’exhibition sont à disposition. Pour un moment de détente, une terrasse, ainsi qu’un jacuzzi sont disponibles. Les salons câlins (500 mètres carré) sont répartis en trois thèmes, selon les goûts sexuels des uns et des autres. Côté tarif, comptez 70 euros la soirée  pour un homme seul et 50 euros pour un couple.

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

– Domaine des vieux chênes à Bollène (Vaucluse)
A l’abri des regards indiscrets, Aurore et Patrick vous propose de vivre votre vie libertine en toute quiétude dans un magnifique mas de Provence. Sur un domaine de 4 hectares  agrémenté de pinèdes, avec piscine et bain bouillonnant en plein air, ce site naturiste est idéal pour passer un week end de détente. Des sentiers aménagées offre de splendides promenades dans le parc. Les chambres, décorées avec raffinement, sont disponibles au prix de 100 € la nuitée en période estivale. Le matin, vêtue de dessous sexy, Aurore vous apportera votre petit déjeuner au lit.

– Le Vahine à Marseille (Bouches-du-Rhône)
C’est le must des établissements du genre sur Marseille et ses alentours. Un lieu superbement décoré, à la fois chic et décontracté. A l’intérieur, une discothèque, un espace balnéo (sauna, hammam carrelé, bain à bulles). Côté jardin, deux salons câlins et une grande piscine de 350 mètres carré sont aménagés. L’été, des barbecues y sont organisés. Attention, tenues sexy pour les femmes et costumes pour les hommes sont exigés. 
40 euros pour la soirée

– La Chrysalide à Saint-Cyr-sur-mer (Var)
Ce grand club libertin, chic sans être snob, s’adresse autant aux débutants qu’aux initiés. Un labyrinthe de couloirs sombres mènent jusqu’à des salons câlins thématiques. Une terrasse extérieure, à l’abri des regards, donne sur une magnifique piscine et un bain à bulles. Avant d’accéder au club, profitez de l’ambiance érotique du restaurant où des shows se déroulent au cours du dîner. Côté prix, les tarifs sont évolutifs en fonction des soirées et des jours de la semaine.

Pays-de-la-Loire

– Le paradis des sens à Nantes (Loire-Atlantique)
Cette discothèque libertine de 600 mètres carré se décline sur trois étages aux couleurs chatoyantes. La première partie de la soirée se déroule dans une vaste salle de restaurant avec un généreux buffet. Avant de filer dans la partie discothèque, agrémentée d’un bar, d’une piste de danse animée par  un DJ et d’un podium avec cages à exhibition. Au dernier étage, plusieurs chambres à thèmes et des salles de bains sont disponibles pour que chacun puisse réaliser ses fantasmes, du salon aux vitres sans teint aux salles Sadomasochiste. Christine et Dominique, les deux propriétaires, s’assureront que votre soirée se déroule parfaitement.

Normandie

– L’Orphéa Club à Chicheboville-Billy (Calvados)
C’est la seule discothèque libertine du département. Pour autant, Peggy et son compagnon, les deux propriétaires, ont su conférer au lieu une ambiance des plus festives. Entouré par des banquettes, la piste de danse est surmontée d’une cage et de barre d’exhibitions. A l’écart, des salons câlins confortablement aménagés, un labyrinthe et une prison sont à la disposition des usagers. Enfin, pour plus de détente, un espace balnéo est prévu : plage en bois exotique, sauna, hammam carrelé, bain à bulles… Il est bon également de savoir qu’un parking, à l’abri des regards indiscrets, est disponible.

Bretagne

–  Les logis du gros hibou à Henanbihen (Côtes d’Armor)
Entre Lamballe et Matignon, Corine, la maîtresse de maison, vous accueille dans une ancienne ferme bretonne entièrement réaménagée. Dans un cadre champêtre, deux jolis gîtes (de 7 ou 11 couchages), deux chambres d’hôtes et une agréable piscine, vous accueillent pour une nuit, un week end ou un séjour. A l’intérieur, un bar et une piste de danse, des salons câlins thématiques vous permettront de passer quelques moments de détente. Chaque week end, des soirées coquines y sont organisées. Le vendredi soir, toutes les sexualités sont les bienvenues. Compter 69 euros la soirée, avec couchage et petit-déjeuner compris, et 40 euros en chambre d’hôtes pour minimum deux personnes.

RÉPONDRE

Merci de renseigner votre commentaire
Merci de renseigner votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.