LES GOGUETTES à PARIS

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En 6 ans de carrière, on peut dire que « Les Goguettes (en trio mais à quatre) » ont renouvelé avec un certain succès l’art ancestral des chansonniers, grâce à leur humour décapant, incisif, parfois cruel, mais jamais méchant ni vulgaire. Ces quatre auteurs-chanteurs-musiciens piochent dans le répertoire considérable de la chanson populaire d’ici et d’ailleurs pour traiter et maltraiter l’actualité. Ils tentent alors de soigner par le rire tous les agacements et sentiments de ras-le-bol provoqués par notre usage collectif et souvent trop intensif de la télévision, de la presse ou des réseaux sociaux. Face à la saturation d’informations tous azimuts, le rire reste un médicament des plus efficaces.

Biberonnés dans les années 80 et 90 à l’humour des Guignols, du Canard Enchaîné, de Charlie, de Renaud, des Inconnus…, ces goguetiers proposent un spectacle qui s’apparente à un grand jeu de chamboule-tout où tout y passe : la droite, la gauche, le centre, les têtes de gondole (pour rester polis) de l’arène politique, les grands sujets brûlants, les petites polémiques tartes-à-la-crème, la campagne électorale qui vient, la dernière mode à la mode… ils sont capables de se moquer de tout, y compris d’eux-mêmes.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Depuis les années 2000, les scènes ouvertes de « goguettes » (goguette, n.f. : parodie de chanson) redeviennent populaires et se multiplient en France. À Paris, l’une d’entre elles se tient alors tous les lundis dans un restaurant-cabaret célèbre : Le Limonaire. C’est là que nos acolytes vont se rencontrer en 2009 : Stan y chante depuis déjà quelques années, Clémence Monnier vient d’intégrer la bande de musiciens qui accompagnent les chansonniers du lundi soir, et enfin Aurélien Merle et Valentin Vander, tous deux auteurs-compositeurs-interprètes, par l’humour alléchés, se mêlent à cette communauté de joyeux drilles. Quelques années plus tard, ces quatres-là décident d’unir leurs forces et leurs meilleures goguettes pour monter un spectacle, qui ne cessera alors de nécessiter des salles de plus en plus grandes pour accueillir un public toujours plus nombreux : du Limonaire au Lieu-Dit les premières années, « Les Goguettes (en trio mais à quatre) » enchaîneront ensuite les succès au Théâtre de l’Essaïon, puis au Théâtre du Trévise, puis au Festival d’Avignon en 2018, et s’installent cette année pour 3 dates au Café de la Danse à Paris avant de partir pour une grande tournée à travers la France en 2019-2020.  

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