L’origine de la Messe Noire

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L’Église ne condamne pas expressément le satanisme et ses manifestations, mais plus généralement le blasphème , des messes noires ont vraisemblablement été le cadre de crimes de sang ou sexuels. La messe noire historique (le terme n’apparaît que dans la seconde moitié du XVIIe siècle) profane mais ne nie pas les sacrements du rituel catholique et les fondements de la foi chrétienne : c’est un prêtre ordonné, seul habilité à la consécration, qui doit normalement officier lors de cette cérémonie.

L’inversion sacrilège n’est limitée que par l’imagination des participants, et consiste essentiellement en modifications de couleurs (chasuble, tissus, cierges, hosties noires) ou de formes (hosties triangulaires), de substances (radis ou rave noir, semelle pour l’hostie  encore ; urine pour l’eau bénite, sang animal ou humain pour un sacrifice réel), de termes dans les prières, en mobiliers retournés (Croix) ou rendus obscènes (corps féminins comme autel).

La messe noire ne peut être assimilée à un service cultuel honorant le Diable, du moins au XVIIe siècle où elle est un prolongement théâtralisé et dramatique de la magie noire. Aux XIXe et XXe siècles, les motivations sont diverses : magiques, anti-catholiques, glorificatrices, voire orgiaques ou criminelles.

la noblesse pratiquait aussi des messes noires

Toutes les castes de la société ont été touchées par la pratique des Messes Noires et ces dernières font partie intégrante de l’histoire de France.

La reine Catherine de Médicis aurait elle-même eut recours à une Messe Noire pour préserver la vie de son fils Philippe. Elle ordonna à un prêtre de venir célébrer un culte dont les éléments sacramentels étaient une hostie noire, une hostie blanche et un calice. Le prêtre demanda à un jeune garçon de communier avec l’hostie blanche, ensuite, le prêtre sacrifia cet enfant innocent en lui tranchant froidement la tête. Le sang du jeune enfant fut recueilli dans le calice. Quant à l’hostie noire, elle était certainement réservée à d’autres desseins de cette cérémonie secrète mais on ne saura jamais à quoi exactement.

Une autre messe connut une grande notoriété. Il s’agit de celle qu’on a surnommée par la suite « Messe Guibourg » et qui fut célébrée en janvier 1678, mettant en scène une femme de la haute société qui n’est autre que la Marquise de Montespan. Cette femme était la favorite de Louis XIV. Elle aurait eut de lui 7 enfants. Craignant de perdre les faveurs du roi soleil, elle consulta des mages et des sorciers. Le destin la poussa à faire une rencontre avec celle qui devint par la suite sa conseillère occulte, Catherine Deshayes, connue sous le nom de La Voisin. Il s’agissait d’une femme qui s’adonnait à des préparations d’apothicaire, des drogues, des poisons, …et de la magie. Elle était également connue pour pratiquer des avortements.

La Voisin recherchait un lieu idéal pour pratiquer ses activités en toute discrétion et en particulier ses Messes Noires. En 1666, elle jeta son dévolu sur une grande battisse de la rue Beauregard, au sud de Saint Denis, dans un quartier appelé La Garenne. C’était une maison construite sur un immense terrain arboré et entièrement clos par une très haute muraille. L’habitation fut aménagée avec des alcôves, des laboratoires, et une chapelle. Voici la description de la pièce qui servait aux rites : « les murs intérieurs étaient tendus de noir et à l’une de ses extrémités se trouvait un autel qui ressemblait à ceux des églises chrétiennes. Derrière lui, était suspendu un rideau noir brodé d’une croix blanche. Une série de degrés menaient à l’autel dont le tabernacle était surmonté d’une croix. L’autel lui-même était fourni de cierges noirs et d’une nappe noire, elle dissimulait un matelas de la même dimension que la table de l’autel. »

Le rituel pratiqué voulait que la femme qui avait commandé la messe s’allongea, nue, en travers de l’autel, les bras en croix, une bougie noire dans chaque main. La maître de cérémonie, l’abbé Guibourg, était revêtu d’une robe blanche brodée de pommes de pin noires. Il prenait position entre les genoux de la jeune femme et déposait le calice sur son corps dénudé. La cérémonie rituelle pouvait alors commencer. Il était probable qu’un enfant était sacrifié à l’instant où le célébrant offrait l’hostie. Le sang était mêlé à celui du calice, et l’offrande adressée à Astaroth et Asmodée, le cœur et les entrailles de l’enfant servaient de poudre magique destinée au roi. Tous ces détails nous ont été rapporté par la propre fille de La Voisin.

Il fut bientôt « à la mode », pour l’aristocratie et les simples curieux, d’assister et de participer à tous types de cérémonies touchant à l’occulte et au satanisme. Mais le vrai sataniste est moins sensationnel que dans les pratiques relatées ci-dessus. Toute cérémonie considérée comme étant une messe noire doit efficacement choquer et outrager. A cette époque il n’en fallait pas beaucoup pour le faire. Le simple fait de blasphémer l’église était choquant.

La Voisin fut arrêtée le 13 mars 1679 dans l’Eglise de notre Dame où elle perpétrait une cérémonie. Malheureusement le sacrifice avait déjà été commis.

qui sont les sataniques

En simplifiant à l’extrême on pourrait dire que chaque femme et chaque homme public, célèbre, riche, ambitieux, etc., est, sans le savoir, un Sataniste. Si on s’en tient aux recommandations religieuses, l’entrée au paradis est pratiquement impossible aux personnes riches. Nous pouvons alors supposer que les hommes les plus puissants de la planète sont les êtres les plus Sataniques qu’il soit. Cela s’applique aux financiers, aux industriels, aux hommes politiques et même aux chefs religieux tels que les papes et les imams.

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