Président : un court-métrage sur le pouvoir

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Synopsis

Un chef d’Etat, seul dans un bureau, est en communication permanente avec le monde, avec les médias, avec sa maîtresse, sa femme, son conseiller.

On ne sait pas s’il a une connaissance exacte du monde. Peut-être est-il coupé des réalités par les moyens de communication, enfermé dans une représentation mentale fantasmée et mégalomane. Quoi qu’il en soit, il ne doute pas de son pouvoir d’agir sur le monde.

Peu à peu, on comprend un mode de fonctionnement qui semble lui avoir réussi. Chaque information, chaque contrariété personnelle lui donne matière à exister politiquement. Chacune de ses réactions a pour lui une portée immédiate, mondiale et primordiale, qui le galvanise.

Est-il vraiment président ?

Le contexte

Le scénario a été écrit au moment de l’investiture présidentielle américaine, alors que plusieurs campagnes électorales dans le monde surprenaient les observateurs. Il était difficile de deviner quelle était la logique personnelle de certains candidats dont la stratégie de communication visait essentiellement la provocation et le clivage.

Certaines de ces personnalités ont remporté les élections, et leur comportement a conduit les analystes politiques à poser à leur sujet la question de la folie, du rapport à l’autre, du rapport aux femmes. On ne sait pas pour autant expliquer leur succès politique, et on ignore quelle est la part de responsabilité des médias, des élites, des mouvements protestataires.

Le film donne un écho européen aux clips américains récents (« the storm » par Eminem, « this is America » par Childish Gambino, « troubled times » par Green Day). Inspiré par Donald Trump et son mode de fonctionnement décomplexé, le film tente d’illustrer sinon d’expliquer les questions de l’auto-justification, des normes du vrai et du discours politique.

Majoritairement le film plaît et le travail sur l’image comme sur le jeu est apprécié. Une certaine abstraction se dégage globalement du film et laisse le spectateur un peu perplexe, la solitude du pouvoir et l’enfermement ressortant comme étant les thèmes les plus lisibles.

L’objectif

Le film s’inscrit dans un projet de cinéma d’auteur rigoureux, se situant hors des contraintes commerciales, et dont la diffusion resterait libre et gratuite.

Le film a été réalisé par une équipe motivée par le projet et considérant que le travail serait valorisé par sa qualité, sa diffusion et son utilité.

Le film sera présenté en festival et restera visible sur internet. La diffusion non-commerciale est libre et gratuite.

Le film est destiné à être utilisé par des journalistes, universitaires ou analystes politiques, à des fins d’illustration ou de réflexion.

L’équipe

Bruno Corcos : auteur-réalisateur. Inspiré par une formation scientifique complétée par le cursus théorique des Beaux-Arts et l’atelier réalisation cinéma du campus d’Orsay (CCOF).

Marie Bigot : photographe, vidéaste et documentariste, en charge de l’image et du montage. Elle a réalisé le documentaire « Street art, art et résistance ».

Claire Bohn : maquilleuse artistique.

Benoit Di Marco : le président. Comédien de théâtre, de cinéma et de télévision. Vu récemment dans la série « Engrenages ». En 2018, il joue dans « Première année » de Thomas Lilti (sortie nationale en septembre) et dans « Gros câlin » mis en scène par Hélène Mathon (festival d’Avignon).

Clara Marchina : la maîtresse du président. Comédienne et chanteuse. Elle interprète « CUT » avec la compagnie Sapiens Brushing (festival d’Avignon 2016, plusieurs théâtres parisiens, centre culturel Baschet, théâtre des Roches à Montreuil). Elle participe à la création « Pythie » avec la compagnie de l’Homme Probable, ainsi qu’au spectacle de rue « TRAFIC » de la compagnie Plateforme (festival Chalon dans la rue 2017, festival Sens Interdit, festival Rencontres d’Ici et d’Ailleurs). En 2018, elle joue dans « Hilda » mise en scène de Jean Doucet (festival d’Avignon).

Florie Sorel : la femme du président. Actrice et chanteuse. Elle obtient en 2016 un rôle dans « The shadow within » long-métrage anglophone réalisé par Tiago Mesquita. Elle interprète en 2017 « Faux- semblables » au théâtre Côté cour. En 2018, avec la compagnie « la Marguerite aux 4 vents », elle joue dans « La rose blanche » mise en scène par Romuald Borys, et dans la comédie musicale rock « Bohème ». Bruno Corcos : auteur-réalisateur. Inspiré par une formation scientifique complétée par le cursus théorique des Beaux-Arts et l’atelier réalisation cinéma du campus d’Orsay (CCOF).

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