Vaginisme : Quand le corps dit non à la pénétration

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Les femmes qui souffrent de vaginisme osent rarement en parler. Pourtant, ce trouble qui empêche toute pénétration vaginale, impacte leur vie sexuelle et de femme. Quelles sont les solutions ?

Lorsqu’une poussière entre dans notre œil, notre premier réflexe est de fermer la paupière pour s’en protéger. Le vaginisme, en tant que mécanisme de défense, fonctionne de la même manière. «Les femmes qui en sont atteintes, environ 1 à 3% en France, contractent inconsciemment leurs muscles du périnée pour empêcher les tentatives d’intrusion dans leur vagin», explique le Pr Patrice Lopes, gynécologue dans le Figaro du 25 avril 2018.

Mais LE VAGINISME, QU’EST-CE QUE C’EST ?
Le vaginisme pourrait se définir comme une peur panique de la pénétration, conduisant la femme qui en souffre à adopter différentes stratégies pour éviter toute pénétration. Ce cas de figure représente la presque totalité des vaginismes ; il existe une autre catégorie rare où seule la pénétration du pénis est impossible, s’intégrant plutôt dans un terrain d’immaturité affective.

Le vaginisme secondaire, qui est arrivé après une période de rapports, est à mettre à part, le plus souvent consécutif à une longue période de douleurs lors des rapports (dyspareunie). Dans le vaginisme primaire « phobique », la peur de la douleur est au premier plan chez ces femmes qui souffrent très souvent d’un manque d’information quant à leur propre sexe et sa représentation, l’idée d’un vagin beaucoup trop petit pour accueillir le pénis de l’homme est quasi-constante. Ceci active une angoisse, voire une panique, vis-à-vis de la douleur et de la déchirure imaginées par ces femmes.  

Si vous souffrez de vaginisme, il ne faut pas hésiter à consulter un sexologue compétent. En attendant, voici quelques conseils et astuces pour y faire face paruent sur le site doctissimo :

Ne tentez plus de réaliser la pénétration. Il y a des étapes à franchir auparavant ;

Vérifiez par vous-même que rien ne gêne la pénétration en regardant votre vulve avec un petit miroir ;

Mettez un doigt dans votre vagin pour voir si les parois sont souples, si les muscles sont décontractés. S’ils sont contractés, essayez de les détendre ;

Si la précédente étape s’est bien déroulée, demandez à votre partenaire (sous votre contrôle) de mettre un doigt dans votre vagin doucement, en utilisant un lubrifiant. Ensuite, s’il n’y a pas de douleur, il pourra en mettre deux ;

La reprise de la pénétration doit se faire de préférence dans la position où vous serez sur votre partenaire

Anne laure Moustique

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